Constatations à vélo
Mon compte-rendu du 5km Endurance DDO
C'était mon troisième 5km, les deux autres dataient de plus de 2 ans, donc je ne peux pas dire que j'avais d'objectif précis pour cette course de 5km et je n'avais pas non plus de repère de rythme.
Ma blonde et moi sommes arriver 2h avant la course. Une course de 5km, dois-je le rappeller? Ma blonde avait mal lu l'heure du départ. J'évite de m'embarquer dans le récit compliquer de la logistique pour ce rendre à Dollars-des-Ormeaux.
Bon, je ne savais pas trop quoi prendre comme rythme. Je me suis fié au rythme des intervales du mercredi avec le Club de Triathlon et je pensais bien que 4:00/km serait mon rythme maximum et qu'ainsi j'allais commencé à mourir autour de 3ieme kilomètre. Tel étais mon plan de match. Mourir au 3ieme kilomètre.
Bonne préparation, visualisation, sieste, réchauffement, étirement et hop. J'ai commencer la course en lion, emporter par la masse de coureurs. Pour les premiers 500m j'avais un rythme de 3:30/km (!!!?). Je me suis réajuster à un peu moins de 4:00 par km et j'ai garder ce rythme jusqu'au 3ieme kilomètre. Voyant que je n'étais pas encore mort, j'ai accélérer un peu, sans trop de succès. C'est vraiment au marqueur du 4ieme km que mes jambes ont décidé qu'ils en avaient assez, ma tête a eu une bonne discussion avec eux jusqu'à la fin de la course. Chacun avait de bons arguments, mais la tête a vraiment su tenir son bout et les jambes ont même consenti à un sprint dans les 100 derniers mètres. Victoire.
Bref, je ne pensais pas pouvoir tenir ce rytme aussi longtemps et je suis un peu déçu de m'avoir sous-estimé. Je suis quand même fier de mon résultat, sous les 20 minutes je ne pensais pas y arriver, avoir su j'aurais pousser un peu plus dans la première moitié de la course question que mes jambes aient vraiment de bons argument en fin de course.
Le lunch d'après course, du Gatorade dilué, du Coke flat et du blé dinde était délicieux. J'en ai encore un peu entre les dents...
Mon premier triathlon et mon premier compte rendu
Je pense être aussi nerveux avant de commencer ce premier compte rendu qu'avant de commencer ce premier triathlon. Qu'est-ce que je peux dire?
Arrivé à 8h, deux heures avant mon départ, stationné à l'autre bout du monde, je ne suis pas sur de savoir comment gérer mon temps. Je veux aller chercher mon dossard en premier, reprendre mon vélo ensuite, passer par la zone de transition, regarder comment les autres s'habillent, les toilettes, quelques encouragements, la zone de transition, je me décide comment je m'habille. J'enfile mon casque de bain MAUVE, il me va à ravir. Ma blonde me niaise un peu, le coach de course du club aussi. Ils me conseillent d'aller nager un peu avant mon départ, un peu sceptique, j'y vais quand même. Bonne idée, je suis très content de faire passer le choc thermique 20 minutes avant le départ plutôt que 30 secondes.
Deuxième de ma vague, je m'élance, départ un peu rapide, je double le premier à la sortie du premier virage, j'en profite pour avaler trois tasses d'eau, je continue avec un bon rythme, je me concentre sur ma respiration et sur le compte des aller-retours. Je me fais doubler au tour des 250 mètres, j'avale à nouveau une ou deux vagues, je tousse un peu, beaucoup, j'arrête un instant le temps de reprendre le rythme : respiration en dehors de l'eau, expiration sous l'eau. Ça va mieux. Je perds le compte des aller-retours, je suis rendu à 17(???!). Je fais environ le dernier tier un peu plus lentement en essayant de ne pas penser à une crampe que j'aie pas très loin du foie. Je sors de l'eau (il était temps), trottine jusqu'à mon "spot". Je m'y prends par quatre fois pour attacher mes souliers (je n'ai pas encore de soulier de vélo à velcro), je mets mon dossard, mes lunettes fumées, mon casque et je m'élance.
J'ai failli embarquer sur mon vélo au mauvais endroit. Une fois dessus, je me concentre à bien pousser et respirer pour faire disparaître ma crampe. C'est fait, je peux enfin savourer pleinement le vent sur mon visage. Quelle bonne sensation! Je réussi à dépasser quelques personnes et je ne me fais pas trop dépasser, ça va bien. Les encouragements des poules en plastique et des Chickens (membres de mon Club de Triathlon) à chaque lap est vraiment agréable, très stimulant. Je me pose quelques questions, il y a six tours à faire je suis rendu à mon quatrième ou à mon cinquième là? Je pense que j'ai pris le bon guess, mon temps ressemble à celui de quelqu'un qui en a fait 6!! Suis-je le seul à avoir vu l'animal mort dans la première ligne droite?
La T2 se fait super bien, je n'ai pas à changer de souliers, j'enlève mon casque, enfile mon bandeau de pirates, vire mon dossard, me gratte la tête et m'assure de ne rien avoir oublié et je prend la direction de la piste. OUTCHH! Mes jambes sont lourdes. J'ai l'impression d'aller à 2 km heure et en plus, j'ai le muscle à l'avant du tibia gauche qui semble avoir absorbé toute l'acide lactique de mon corps. C'est vraiment une sensation que je n'avais pas expérimenté auparavant. Je tente tant bien que mal d'accélérer sans y parvenir, je ris un peu du positionnement des marqueurs et je pousse. Je vois enfin l'arrivée et du même coup je m'aperçois que mon arrivée va être totalement gâchée et aucunement glorieuse puisque je tombe pile pendant l'arrivée de la finale des sprintmans. Je ralentis un peu, j'en laisse passer deux, je me faufille avant le troisième, me colle à droite pour les laisser sprinter et je passe la ligne d'arrivée à moitié incognito à moitié imposteur. Pfoufff!! Je peux maintenant dire que je suis triathlète!
Somme toute, j'ai adoré ma première expérience, les disciplines, leur enchainement, l'atmosphère, la compétition. TOUT. Ça m'a énormément motivé pour l'entraînement.
L’importance d’avoir de bons objectifs
J'ai beaucoup aimé le billet The things about goals de Seth Godin. En peu de mots, il fait prendre conscience qu'avoir des objectifs peut être pénible à court terme, mais qu'à long terme on en tire plus de satisfaction et plus de bénéfices. Ça m'a inspiré.
L'efficacité d'un objectif réside selon moi dans l'application de trois concepts clé : la définition de l'objectif, le plan d'action pour atteindre l'objectif et le suivi de la progression vers l'objectif. Certes, l'analyse post-objectifs n'est pas négligeable, mais entre vous et moi, une étape qui sert à trouver des excuses, ça fait loser un peu. En plus, cette étape est facilement intégrée dans la définition et le plan d'action des prochains objectifs. Sans ces trois concepts, il est facile de perdre de vu l'objectif, de le percevoir plutôt comme une utopie irréalisable ou de le modifier sans raison valable.
La définition de l'objectif
La définition de l'objectif doit se faire en gardant en tête que si ce n'est pas mesurable, concret et réaliste, l'objectif n'en est pas un. Tout d'abord, si ce n'est pas réaliste, ce ne sera pas motivant de viser cette objectif. Avez-vous déjà essayé de toucher la lune en sautant? Non. Ce n'est pas réaliste, ça ne vaut pas la peine d'essayer. Un objectif irréaliste, démotive. Ensuite, l'objectif doit être concret. Ne pelleter pas de nuage. Oui, mais concrètement ça veut dire quoi? L'objectif doit être vrai, réel et significatif. Surtout, il ne doit pas être subjectif, si vous partagez votre objectif, il doit vouloir dire la même chose pour vous que pour les autres et ne rien vouloir dire d'autre. Finalement, l'objectif doit être mesurable. Pour être mesuré, il est important de savoir où l'on se trouve présentement et avoir les outils pour déterminer la progression et le résultat final. Vous voulez plus de lecteurs pour votre blogue, utilisez Google Analytics et Feedburner. Vous voulez courir plus vite, utilisez une distance fixe et un chronomètre. Chaque objectif à son unité de mesure et doit ainsi avoir son outil de mesure, utilisez-le.
Le plan d'action pour atteindre ses objectifs
Le plan d'action permet d'établir ce qui doit être fait pour atteindre l'objectif. Il n'y a pas de secret ni de recette miracle, pour établir un bon plan d'action, il faut bien se connaître, autant ses forces que ses faiblesses et bien connaitre son environnement. C'est applicable autant pour les objectifs personnels, professionnels que pour les objectifs d'entreprise. Prenez conscience de vos ressources et établissez vos priorités d'abord, ensuite bâtissez votre plan d'action.
Faire le suivi de ses objectifs
Suivre la progression de l'objectif permet de rester motivé et concentré sur celui-ci. Comme ma mère nous disait souvent à ma soeur et moi : "Écrivez vos objectifs, il y a plus de chance qu'ils se réalisent". En fait, écrire ces objectifs permetent d'en prendre conscience plus facilement et de faire le suivi plus régulièrement ce qui augmente les chances de les atteindre.
Commencer par établir des objectifs à plus court terme, apprenez à atteindre ces objectifs, puis fixez-vous des objectifs à long terme. Tout en gardant les objectifs réalistes, n'hésitez pas à augmenter le niveau de difficulté des objectifs ou encore d'établir des fourchettes d'objectifs afin d'accroître votre motivation et de connaître vos limites.
Direction Marathon du Vermont
Je ne pense pas pouvoir appeler ça une résolution, disons plutôt que courir le marathon du Vermont sera mon défi 2009. Pourquoi le marathon du Vermont et pas celui de Montréal ou un autre? Probablement parce que j'ai bien aimé assister à l'évènement l'an dernier, j'ai trouvé le parcours intéressant et challengeant, en plus la ville de Burlington est belle et très accueillante.
Le marathon du Vermont, un défis
Oui, c'est un très bon défis. La distance mythique de 42,2km fait à la fois peur et envie. Qu'est-ce que 42,2 kilomètre? Je pense qu'on peut uniquement le savoir une fois qu'on l'a couru. C'est possiblement une des raisons qui me pousse à vouloir courir un marathon. Parmi les autres raisons il y a l'accomplissement personnel, pouvoir rayer le "courir un marathon" de ma liste de to do à vie et il y a la possibilité de mettre un objectif challengeant pour motiver mon entrainement.
Mes expérience de course?
Le marathon du Vermont ne sera pas ma première vrai course à vie. J'ai eu la chance de participer à quelques demi-marathon, des 10km et des 5km. Je dois toutefois admettre que j'ai complété ces courses sans avoir préalablement suivi un entrâinement adéquat. Le marathon est autre chose. Je sais pertinement que je ne réussirais pas à terminer l'épreuve sans me soumettre à un entrainement rigoureux. Voilà en fait le vrai défi du marathon, l'entrainement pré-course, avoir la discipline nécessaire pour complété chacune des sorti de course nécessaire à la préparation pour la course de 42,2km.
Vais-je gagner?
Certainement pas. Je ne m'attends pas du tout à gagner la course, simplement la finir sera un accomplissement en soi. La finir dans un temps acceptable (aux alentours de 4 heures, on verra selon le déroulement de l'entrainement) sera simplement un petit bonus. C'est cette semaine que je commence à courir de façon régulière en augmentant tranquilement mon kilométrage hebdomadaire pour les prochaines semaines tout en variant la longueur des sorties de course.
Acheter un vélo usagé en septembre
Quel drôle d'idée, vouloir s'acheter un vélo usagé quand l'été se termine. C'était quand même l'idée, l'obsession de ma blonde au début du mois de septembre. Elle voulait un vélo usagé. Un vélo avec lequel elle pourrait aller à la pharmacie, à l'épicerie ou au café du coin. Sa quête pour son nouveau vélo usagé a commencé sur Internet, kijiji, craigslist et les autres sites de petites annonces se sont alors fait violé par les nombreuses requêtes de ma bien aimée pour un vélo usagé. Son budget pour le dit vélo usagé en question est très bas, la recherche en est donc plus compliquée.
Mon rôle dans cette recherche intensive du vélo usagé a débuté lorsque mon amoureuse pensait avoir trouvé la perle rare : une vielle bécane à 40 $. Le problème c'est que ma blonde ne connait rien au vélo, elle manque de confiance dans ce domaine et elle n'a pas le goût de se faire attaquer par un vendeur malhonnête habitant la rive sud de Montréal. Je me dois donc de l'accompagne pour la protéger et la conseiller dans l'achat de ce vélo usagé. Une fois rendue là-bas, loin, loin sur la rive sud (St-Lambert), le vélo s'avère être un vieux vélo de montagne, dont le changement de vitesse se fait mal et dont les freins ont fait leurs temps. Je conseille à ma douce de ne pas acheter le vélo. Elle est un peu frustrée, frustrée de ne pas avoir son vélo, de sa recherche infructueuse, du voyage "en région" sans résultat et un peu frustré contre moi puisque ce vélo usagé elle ne le trouvait pas si mal. Je lui promets à ce moment de magasiner et de lui trouver un bon vélo usagé.
Quelques jours plus tard, je me mets dans la tête de trouver LE vélo usagé qui sera comblé les besoins de ma tendre moitié. C'était samedi matin, je pars en quête du vélo usagé. Je crois bien que vélo Makak sera la place parfaite, mais malheureusement leur inventaire est limité en cette fin de saison et je dois repartir les mains vides. Ne voulant pas retourner chez nous bredouille je décide de faire un croche par le petit magasin de vélo dans Hochelaga que j'avais croisé quelques jours auparavant. Je rentre chez Vélomane sans trop d'attentes. Les trois employés sont tous occupés, je commence à faire le tour de la boutique (je tourne sur moi-même) à la recherche d'un vélo usagé pas trop dispendieux. Mes yeux aperçoive alors ce vieux vélo de route à la monture jaune et noire. Vieux, mais en très bon état je doute que le vélo sera assez peu dispendieux pour être l'élu. J'attends qu'un des employés se libère et je lui demande le prix. 40 $. Eeeee, quoi! Pardon? 40 $. Je doute. Est-ce qu'il va bien, je demande. - Oui - Je dois l'essayer. Je sors le vélo, l'enfourche et m'élance. Je le veux. Ce vélo de route n'a rien à voir avec tous les vélos que j'ai pu utiliser dans ma vie, je rends compte que c'est le jour et la nuit entre vélo de route et un vélo de montagne. Je le veux, mais je ne peux pas l'avoir. J'étais parti achetée un vélo usagé à ma blonde, pas question que je revienne avec vélo pour moi et aucun vélo pour elle. Ce vélo usagé sera don le sien et je me dois d'en trouver un pour moi. Un autre vélo de route pour que je puisse l'accompagner, m'entraîner et me promener.
Un capitaine, un leader, agit.
J'ai longtemps joué au hockey compétition dans de grandes ligues mineures (rien de professionnelle) bien organisées où les jeunes, pour la plupart, croient et se donnent corps et âme à leur sport et au succès de l'équipe. Maintenant je joue au hockey récréation, une fois par semaine le dimanche soir. Entretemps, j'ai eu la chance de vivre quelques expériences professionnelles de travail en équipe. Dans toutes les équipes, quelles soient sportives ou professionnelles, il y avait un capitaine, un boss, une ou des personnes en place pour mener le groupe et qui étaient en position de motiver l'équipe. Certaines de ces personnes étaient des leaders, d'autres non.
Hier soir, je courais au gym, sur le tapis roulant, tout en regardant le hockey. Une partie Canucks vs Rangers jouait à la télévision. Lorsque j'ai commencé à courir c'était l'entracte pas vraiment grand-chose à regarder puisque sans son, on comprend mal ce que disent les commentateurs. J'ai quand même pu comprendre que la partie était 2-0 pour Vancouver après une période. Lorsque la partie a reprise, en deuxième période, je me suis mis à être un peu plus attentif, tout en me concentrant sur ma respiration et le tapis. Vancouver a compté deux buts rapides pour mettre le pointage à 4-0. À ce moment-là, une équipe dans la situation des Rangers ne ce sent pas très bien. Souvent la panique s'installe, on met en doute le plan de match. Le capitaine, les assistants capitaines ou d'autres joueurs, se mettent à encourager, critiquer, donner des conseils et essaie de motiver l'équipe à retrouver ses ardeurs pour revenir dans la partie. Bien que les encouragements et les conseils soient bons et de bonnes intentions, ils peuvent ne pas avoir la puissance nécessaire à motiver l'équipe.
On ne trouve pas les leaders, les meneurs et les bons patrons dans les situations où tout va bien, mais plutôt dans les situations, comme celle des Rangers en ce début de deuxième, où ça va mal et que l'équipe doit accomplir de grandes choses. Les leaders dans ces situations se lèvent et agissent. Ils peuvent encourager, donner des conseils, mais c'est leurs gestes qui feront la différence et qui motiveront l'équipe.
J'étais donc sur le tapis roulant, à 4-0 pour Vancouver, quand peu de temps après le quatrième but de Canucks je vois Chris Drury, capitaine des Rangers, se faufiller entre les défenseurs de l'équipe adverse et dans un deuxième effort déjouer le gardien. Je n'ai pas vu jouer souvent Drury, je n'ai pas suivi sa carrière, je regarde très peu les statistiques, les faits saillants ou les parties de la LNH. Je ne sais pas comment la partie c'est terminé, mais je suis convaincu que Chris Drury est un bon leader. Dans la même lignée, un autre capitaine des Rangers, Mark Messier, avait garanti une victoire de son équipe dans la sixième partie de la finale de la coupe Stanley 1994, alors que son équipe tirait de l'arrière 3-2 dans la série. Messier avait compté trois buts dans cette sixième partie et avait mené son équipe à la victoire de la coupe Stanley lors de la septième partie.
Un leader peut encourager, donner des conseils et même critiquer, en étant constructif, lorsqu'il le faut, mais un vrai bon leader va motiver son équipe par ses gestes, ses actions et son comportement.
Michael Phelps peut aller se rhabiller
Ouais, Michael Phelps peut aller se rhabiller... et ne pas avoir peur que je lui pique une de ses médailles. Haaaa, j'ai mal, mon orgueil a mal, mon égo a mal, mon corps a mal. Je reviens d'une séance de natation au bassin olympique. Une courte séance de natation, je n'en pouvais plus. Vingt minutes, 20 toutes petites minutes. C'est ce qu'il a fallu à mon corps pour déclarer KO contre le corridor "9" de la piscine. Je demande un combat revanche. Je vais me venger et dompter ce corridor ainsi que les suivants !! En attendant toutefois, Michael Phelps peut dormir en paix. Je devrais peut-être aller déjeuner, faire le plein d'énergie.





