Parler pour parler, parlons de météo
S'il y a un sujet de discussion qui est préféré aux Canadiens de Montréal par les Montréalais, c'est bien la météo. En se levant : "Y fait beau aujourd'hui" ou en se couchant "Y devrait faire beau demain", été comme hiver; on n'a rien à se dire, pourquoi ne pas parler de météo?

Ça devient redondant. À côté de la machine à café, dans l'ascenseur, dans le métro et même par-dessus les murs de cubicules : "La première tempête de l'hiver, j'm'en serais ben passée" Chaque année, le monde se plaint de la première tempête, du premier "-20", de la pluie en hiver, de la grêle en été, de la canicule au mois de juillet, aaaaalouette, gentille alouette... On le sait, c'est pareil chaque année.
Je trouve les discussions concernant la météo inutile, futile et extrêmement redondante, d'autant plus que nous, l'humanité, n'avons aucun contrôle (du moins à court et moyen terme) pour y changer quoi que ce soit. Alors, à moins que vous courriez un marathon en fin de semaine prochaine, je ne veux pas savoir quelle température il fera et je n'ai pas besoin de me faire dire "il fait beau aujourd'hui" je peux le constater moi-même. Vous en avez assez des élections année après année? Pourquoi ne pas en avoir assez des mêmes remarques sur la température?
Première tempête de neige de l'hiver aujourd'hui, c'est sûr que la première chose que je vais entendre demain est un commentaire sur la température. Je pense bien répondre "Oui, mais Harper a tendu la main au libéraux" ou encore je vais parler de l'entente entre les constructeurs automobiles japonais et Better Place. J'ai hâte de voir la tête de la personne!
À bien y penser je devrais plutôt me risquer avec un "Bon match de Lang, hier soir". Ça a moins de chance de surprendre!
L'image originale provient des archives de Ville de Montréal
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