Guillaume Bérubé Au menu : triathlon, marketing, animaux, bouffe, bières et divagations

30nov/080

Acheter un vélo usagé en septembre

Quel drôle d'idée, vouloir s'acheter un vélo usagé quand l'été se termine. C'était quand même l'idée, l'obsession de ma blonde au début du mois de septembre. Elle voulait un vélo usagé. Un vélo avec lequel elle pourrait aller à la pharmacie, à l'épicerie ou au café du coin. Sa quête pour son nouveau vélo usagé a commencé sur Internet, kijiji, craigslist et les autres sites de petites annonces se sont alors fait violé par les nombreuses requêtes de ma bien aimée pour un vélo usagé. Son budget pour le dit vélo usagé en question est très bas, la recherche en est donc plus compliquée.

Mon rôle dans cette recherche intensive du vélo usagé a débuté lorsque mon amoureuse pensait avoir trouvé la perle rare : une vielle bécane à 40 $. Le problème c'est que ma blonde ne connait rien au vélo, elle manque de confiance dans ce domaine et elle n'a pas le goût de se faire attaquer par un vendeur malhonnête habitant la rive sud de Montréal. Je me dois donc de l'accompagne pour la protéger et la conseiller dans l'achat de ce vélo usagé. Une fois rendue là-bas, loin, loin sur la rive sud (St-Lambert), le vélo s'avère être un vieux vélo de montagne, dont le changement de vitesse se fait mal et dont les freins ont fait leurs temps. Je conseille à ma douce de ne pas acheter le vélo. Elle est un peu frustrée, frustrée de ne pas avoir son vélo, de sa recherche infructueuse, du voyage "en région" sans résultat et un peu frustré contre moi puisque ce vélo usagé elle ne le trouvait pas si mal. Je lui promets à ce moment de magasiner et de lui trouver un bon vélo usagé.

Quelques jours plus tard, je me mets dans la tête de trouver LE vélo usagé qui sera comblé les besoins de ma tendre moitié. C'était samedi matin, je pars en quête du vélo usagé. Je crois bien que vélo Makak sera la place parfaite, mais malheureusement leur inventaire est limité en cette fin de saison et je dois repartir les mains vides. Ne voulant pas retourner chez nous bredouille je décide de faire un croche par le petit magasin de vélo dans Hochelaga que j'avais croisé quelques jours auparavant. Je rentre chez Vélomane sans trop d'attentes. Les trois employés sont tous occupés, je commence à faire le tour de la boutique (je tourne sur moi-même) à la recherche d'un vélo usagé pas trop dispendieux. Mes yeux aperçoive alors ce vieux vélo de route à la monture jaune et noire. Vieux, mais en très bon état je doute que le vélo sera assez peu dispendieux pour être l'élu. J'attends qu'un des employés se libère et je lui demande le prix. 40 $. Eeeee, quoi! Pardon? 40 $. Je doute. Est-ce qu'il va bien, je demande. - Oui - Je dois l'essayer. Je sors le vélo, l'enfourche et m'élance. Je le veux. Ce vélo de route n'a rien à voir avec tous les vélos que j'ai pu utiliser dans ma vie, je rends compte que c'est le jour et la nuit entre vélo de route et un vélo de montagne. Je le veux, mais je ne peux pas l'avoir. J'étais parti achetée un vélo usagé à ma blonde, pas question que je revienne avec vélo pour moi et aucun vélo pour elle. Ce vélo usagé sera don le sien et je me dois d'en trouver un pour moi. Un autre vélo de route pour que je puisse l'accompagner, m'entraîner et me promener.