Guillaume Bérubé Au menu : triathlon, marketing, animaux, bouffe, bières et divagations

16jan/090

Démarreur à distance du Vendredi Vert

Les effets du démarreur à distance sont notables dès les premiers jours de possessions d'une telle technologie. Démarrons la voiture pour qu'elle soit chaude. Sortons notre porte clé pour montrer notre petite manette magique. Démarrons la voiture pour démontrer que nous voulons partir...

Tuyau d'échappement et démarreur à distance

Le démarreur à distance est une bonne invention, je n'irai pas jusqu'à clamer son interdiction, mais il faut toutefois l'utiliser raisonnablement.  Démarrer son automobile 15 minutes avant de partir c'est flamber son argent, ne vraiment pas savoir quand partir et être adepte de sauna. Bref un  comportement déraisonnable. Je n'ai pas de statistique en main, ni de recherche sur ce comportement, mais d'expérience personnelle, démarrer son automobile une minutes avant de l'utiliser est amplement pour que le moteur soit tiède/chaud et les mains ne vous collent pas sur le volant.

Bon, là je rêve peut-être, mais il est possible que certains français lisent ce billet et se disent qu'il est complètement incompréhensible de se doter d'un démarreur à distance et de démarrer sa voiture en avance même par ces vagues de froid, mais dites-vous que les vagues de froid ne ressemble en rien aux vagues de froid du Québec.

Revenons à nos moutons (expressions signifiant reprenons le sujet de discussion dont nous parlions), le démarreur à distance peut aider au bon fonctionnement de la voiture et aussi à notre bien être, mais tout comme le bon vin, il ne faut toutefois pas exagérer.

En passant, je rêve peut-être un peu, mais nous n'aurons bientôt plus besoin de démarrer nos automobiles pour réchauffer le moteur. Le gouvernement de l'Ontario vient de signer une entente avec l'entreprise Better Place. En espérant que les automobiles électriques ce réchaufferont plus rapidement et que le Québec ne tardera pas trop à suivre l'exemple de sa province voisine.

9déc/080

Parler pour parler, parlons de météo

S'il y a un sujet de discussion qui est préféré aux Canadiens de Montréal par les Montréalais, c'est bien la météo. En se levant : "Y fait beau aujourd'hui" ou en se couchant "Y devrait faire beau demain", été comme hiver; on n'a rien à se dire, pourquoi ne pas parler de météo?

Ça devient redondant. À côté de la machine à café, dans l'ascenseur, dans le métro et même par-dessus les murs de cubicules : "La première tempête de l'hiver, j'm'en serais ben passée" Chaque année, le monde se plaint de la première tempête, du premier "-20", de la pluie en hiver, de la grêle en été, de la canicule au mois de juillet, aaaaalouette, gentille alouette... On le sait, c'est pareil chaque année.

Je trouve les discussions concernant la météo inutile, futile et extrêmement redondante, d'autant plus que nous, l'humanité, n'avons aucun contrôle (du moins à court et moyen terme) pour y changer quoi que ce soit. Alors, à moins que vous courriez un marathon en fin de semaine prochaine, je ne veux pas savoir quelle température il fera et je n'ai pas besoin de me faire dire "il fait beau aujourd'hui" je peux le constater moi-même. Vous en avez assez des élections année après année? Pourquoi ne pas en avoir assez des mêmes remarques sur la température?

Première tempête de neige de l'hiver aujourd'hui, c'est sûr que la première chose que je vais entendre demain est un commentaire sur la température. Je pense bien répondre "Oui, mais Harper a tendu la main au libéraux" ou encore je vais parler de l'entente entre les constructeurs automobiles japonais et Better Place. J'ai hâte de voir la tête de la personne!

À bien y penser je devrais plutôt me risquer avec un "Bon match de Lang, hier soir". Ça a moins de chance de surprendre!

L'image originale provient des archives de Ville de Montréal

9nov/080

L’automne

C'est un samedi de novembre, il fait gris, pluvieux et très frais, presque froid. Un temps de chien. En fait c'est un temps que même un chien n'aurait pas le goût de sortir dehors. C'est peut-être pour cette raison que j'ai le goût de faire le chat. Il manque d'électricité en plus chez nous ce matin. Je me suis installé sur le bord de la fenêtre pour avoir un peu de lumière et ainsi pouvoir lire confortablement. Mon livre et mes bras sont tombés après 20 minutes, je me suis endormi. Je me suis réveillé 10, 15 minutes plus tard quand mon chat m'a sauté dessus. Cléopâtre, une chatte de sept mois venait se reposer à la chaleur de mon corps. Je me suis rendormi pour encore quelques minutes. Puis à mon réveil j'étais un chat, je serais resté couché toute la journée sur le divan à regarder dehors, la pluie tombe, les autos passent, les voisins se promènent emmitouflés dans leur imperméable. Un samedi matin de novembre, pluvieux, gris et très frais, presque froid.