Guillaume Bérubé triathlon, marketing, animaux, bières et divagations

29avr/100

Relaxer pour mieux forcer

J'ai eu une révélation ce matin dans la piscine. Ça fait maintenant un peu plus d'un an que je nage et il y a environ quatre mois j'ai progressé exponentiellement. Au même moment je changeais de technique de course. Attaquant du talon je suis maintenant un "mid-foot runner". Je ne pense pas que le changement de technique de course a influencé mes performances en natation, mais les deux événements ont plusieurs points en commun. C'est ça ma révélation. Pour bien courir et bien nagé, je viens de remarquer qu'il y a au moins trois aspects identiques qu'il faut appliquer.
 
En lisant Chi-running afin de m'aider à changer de techniques de course je suis tombé sur cette citation : "Relaxation is the absence of unnecessary effort". Bien sûr, ça s'applique au Thai-chi ou au Yoga, mais ça s'applique aussi à la course à pied et à la natation. Et tout comme en Yoga, lorsque l'on pratique la course à pied et la natation comme sport on a avantage à se concentrer sur le moment présent. C'est en ce concentrant à faire ce qu'on est en train de faire que l'on peut le mieux être en contrôle de ce qui doit forcer et de ce qui doit se détendre. Bref, un esprit concentré pour permettre au corps de relaxer, plutôt qu'un esprit occupé à divaguer et un corps stressé.
 
Revenons à ma révélation et les trois aspects à surveiller de la course à pied et de la natation, malgré que le principe soit de relaxer certaines parties du corps pour mieux en faire travailler d'autres.
 
Aspect numéro un, les bras (et l'épaule). En natation, lorsque le bras sort de l'eau il doit être complètement relax, aucune tension. Ça permet un mouvement plus fluide, une meilleure portée en avant et ça permet d'économiser de l'énergie. En course à pied, pour profiter pleinement du mouvement de balancier naturelle les bras doivent rester détendu. Oui, les bras ne flotte pas de chaque côté, ils doivent rester plier à 90 degrés, mais les mains ne doivent pas être trop serrées et les épaules ne doivent pas être remontées, bref ce qui a à forcer force, le reste se détend.
 
Aspect numéro deux, les jambes. En natation, les jambes doivent être relax, laissées droites et pas crispées. Les jambes n'ont pas à travailler fort (pas en triathlon du moins), on les laisse relax et on s'applique à faire des mouvements fluides plutôt que de petits mouvements secs, à la manière d'un requin plutôt à la manière d'un canard. En course à pied, les jambes aussi doivent rester relax, on diminue ainsi le choc sur les articulations et on évite la fatigue musculaire. Oui, je répète la jambe reste relax, elle absorbe, mais ce n'est pas elle qui fait le gros du travail de propulsion.
 
Aspect numéro trois, le tronc. Ha! c'est là que l'on doit concentrer le travail. Avec un tronc bien solliciter, on permet aux bras et aux jambes de relaxer. En natation, le tronc nous permet faire une bonne rotation et d'ainsi bien sortir le bras au repos hors de l'eau ce qui lui donne la chance de se reposer. De plus, un tronc bien solliciter permet d'activer le mouvement des jambes, c'est le tronc qui démarre "l'ondulation" de la jambe et propulse le corps tout en assurant que les jambes restent à l'horizontales pour augmenter l'aérodynamisme. En course à pied, un tronc stable va aussi faciliter l'effet de balancier des bras et le tronc est aussi l'instigateur du mouvement de la jambe. Avec un corps bien positionné, c'est le tronc qui force pour balancer la jambe vers l'arrière et ainsi pousser le corps vers l'avant.
 
Wow, je voulais faire un billet court sur ma révélation. C'est raté. Au cas où vous ne me connaissiez pas très bien, je précise que je suis ni entraîneur de course à pied, ni entraîneur de natation. Je suis totalement amateur, j'aime bien m'entraîner pour me dépasser et l'aspect technique et bio-mécanique des mouvements de chaque sport m'intrigue dans mon désir d'efficacité.