Constatations à vélo
2009, ma meilleure année?
Ce blogue a été lancé fin 2008, avec l'ambition d'être mis à jour tout au long de l'année 2009. J'ai lamentablement échoué. Bloguer, ce n'est peut-être pas pour moi.
Aujourd'hui, en cette grise journée de décembre, j'ai envie de faire un petit bilan de mon année 2009. Rien de trop élaboré, seulement les grandes lignes par rapport aux quelques gros objectifs que je m'étais fixé pour 2009.
À pareille date l'an dernier, j'étais tout près de me lancer le défi de courir un marathon, mais j'avais déjà pris la "résolution" de courir davantage. J'avais déjà en tête de vouloir changer d'emploi, pas en début d'année bien sûr, mais je planifiais mon changement d'emploi pour la seconde moitié de l'année. Et finalement, non le moindre de mes projets, les préparations de mon mariage étaient déjà bien entamée la suite de l'organisation et des célébrations devaient être réalisé.
En ce qui concerne ma "résolution" de 2009, celle de courir plus souvent et de terminer un marathon, elle s'est changé en une véritable passion, non seulement pour la course à pied, mais également pour le triathlon. En plus de terminer le marathon du Vermont en mai, j'ai également terminé celui de novembre à Philadelphie avec un temps dont je suis très fier. Entre les deux marathons, j'ai débuté mon entraînement en triathlon tout en prenant part à deux compétitions, celle du triathlon sprint à St-Lambert en juillet et celle du triathlon distance olympique à Montréal en septembre. Mes début en triathlon ont eu lieu dans un club où j'ai eu la chance de rencontrer plusieurs personnes vraiment sympathiques et dont je vais assurément continuer de côtoyer en 2010.
Le changement d'emploi c'est fait beaucoup plus facilement que prévu, je pensais devoir passer de nombreuses heures à éplucher les offres d'emplois et à préparer ma candidature, mais c'est finalement le networking qui a porté fruit quand un ancien collègue a fait parvenir mon CV à mon patron en devenir. Je me retrouve donc dans une entreprise dynamique, avec un poste où je vais pouvoir m'épanouir. Comme emploi, je pouvais difficilement demander mieux.
L'organisation du mariage s'est bien passé, nous voulions quelques choses de simple et le choix de l'endroit a vraiment aidé à nous simplifier la tâche. Pour 2009 il ne restait plus qu'à penser aux centaines de petits détails! En ce qui concerne l'organisation, je crois que nous avons bien réussi, puisque la personne qui nous louait la salle, nous a complimenté. Ce n'est pas rien, lorsque l'on me connait et que l'on connait ma femme. Pour ce qui est du mariage, il a été (et continue d'être) que de bonheur. L'événement a été tout simplement magnifique, plein d'émotions et de plaisir, le voyage de noces a été magique, rempli de beaux moments et d'agréables souvenir. Je suis maintenant marié à la plus belle et la plus intelligente des femmes.
Pour 2010, mes objectifs ont évolué, mais reste sensiblement dans la même ligne.
La carrière de ma femme ayant pris un autre tournant, son rythme de vie devrait être légèrement bouleversé. Pour 2010, l'objectif est simple, mais aussi complexe par sa nature. Je veux que nous continuions à grandir en harmonie, à construire notre relation et que notre bonheur se poursuivre.
Au niveau de mon emploi, je veux devenir un leader dans mon entreprise et être considéré comme la personne ressource lorsqu'il est question de marketing interactif et ce à tous les niveaux de l'entreprise. De plus, je veux que mon travail et mon expertise permettent aux clients de rayonner et de se démarquer dans leur industrie.
Du côté sportif, plusieurs grands défis m'attendent en 2010. D'abord, ayant reçu pour Noël mon inscription au demi-Ironman de Timberman en aout 2009, je ne peux plus reculer et je dois me préparer dans les huit mois à venir à franchir 1,9 km de nage, 90 km de vélo et 21km de course l'un à la suite de l'autre. Pour y réussir, j'ai aussi des objectifs plus spécifiques à chaque discipline. Je veux travailler sur ma technique de nage afin de ne pas sortir de l'eau complètement ratatiner. Je veux m'entraîner sérieusement sur ma vielle bécane afin de ne pas uniquement compter sur mes acquis lors de la portion vélo. Concernant la course, pour début 2010, c'est ma technique au complet que je revois. Je veux changer ma foulée "du talon" afin d'avoir une foulée "du mi-pied" et ce sans me blesser. Aucun marathon n'est prévu pour 2010, mais j'aimerais bien être capable d'en faire un en automne, toutefois je verrai comment mon corps va supporter l'entraînement et la compétition de l'été avant de m'inscrire.
En 2010, j'aimerais aussi lire davantage. Je vais continuer à faire une veille et lire sur le marketing interactif à travers les blogues, je vais continuer de me renseigner sur les techniques et les trucs d'entraînement à l'aide des sites Web spécialisés, mais mon véritable objectif pour 2010 à ce niveau et de lire plus de livres papier. Et oui, retourner aux sources et lire des romans, des biographies, des récits d'exploits et d'aventures dans un format de livre. Ce n'est pas tant le papier, mais la longueur du texte permettant aux auteurs d'élaborer plus profondément sur les concepts, les personnages, les aventures, qui m'attire.
Et puis, tant qu'à faire, j'aimerais aussi écrire plus régulièrement.
Bonne année 2010!
Mon premier triathlon et mon premier compte rendu
Je pense être aussi nerveux avant de commencer ce premier compte rendu qu'avant de commencer ce premier triathlon. Qu'est-ce que je peux dire?
Arrivé à 8h, deux heures avant mon départ, stationné à l'autre bout du monde, je ne suis pas sur de savoir comment gérer mon temps. Je veux aller chercher mon dossard en premier, reprendre mon vélo ensuite, passer par la zone de transition, regarder comment les autres s'habillent, les toilettes, quelques encouragements, la zone de transition, je me décide comment je m'habille. J'enfile mon casque de bain MAUVE, il me va à ravir. Ma blonde me niaise un peu, le coach de course du club aussi. Ils me conseillent d'aller nager un peu avant mon départ, un peu sceptique, j'y vais quand même. Bonne idée, je suis très content de faire passer le choc thermique 20 minutes avant le départ plutôt que 30 secondes.
Deuxième de ma vague, je m'élance, départ un peu rapide, je double le premier à la sortie du premier virage, j'en profite pour avaler trois tasses d'eau, je continue avec un bon rythme, je me concentre sur ma respiration et sur le compte des aller-retours. Je me fais doubler au tour des 250 mètres, j'avale à nouveau une ou deux vagues, je tousse un peu, beaucoup, j'arrête un instant le temps de reprendre le rythme : respiration en dehors de l'eau, expiration sous l'eau. Ça va mieux. Je perds le compte des aller-retours, je suis rendu à 17(???!). Je fais environ le dernier tier un peu plus lentement en essayant de ne pas penser à une crampe que j'aie pas très loin du foie. Je sors de l'eau (il était temps), trottine jusqu'à mon "spot". Je m'y prends par quatre fois pour attacher mes souliers (je n'ai pas encore de soulier de vélo à velcro), je mets mon dossard, mes lunettes fumées, mon casque et je m'élance.
J'ai failli embarquer sur mon vélo au mauvais endroit. Une fois dessus, je me concentre à bien pousser et respirer pour faire disparaître ma crampe. C'est fait, je peux enfin savourer pleinement le vent sur mon visage. Quelle bonne sensation! Je réussi à dépasser quelques personnes et je ne me fais pas trop dépasser, ça va bien. Les encouragements des poules en plastique et des Chickens (membres de mon Club de Triathlon) à chaque lap est vraiment agréable, très stimulant. Je me pose quelques questions, il y a six tours à faire je suis rendu à mon quatrième ou à mon cinquième là? Je pense que j'ai pris le bon guess, mon temps ressemble à celui de quelqu'un qui en a fait 6!! Suis-je le seul à avoir vu l'animal mort dans la première ligne droite?
La T2 se fait super bien, je n'ai pas à changer de souliers, j'enlève mon casque, enfile mon bandeau de pirates, vire mon dossard, me gratte la tête et m'assure de ne rien avoir oublié et je prend la direction de la piste. OUTCHH! Mes jambes sont lourdes. J'ai l'impression d'aller à 2 km heure et en plus, j'ai le muscle à l'avant du tibia gauche qui semble avoir absorbé toute l'acide lactique de mon corps. C'est vraiment une sensation que je n'avais pas expérimenté auparavant. Je tente tant bien que mal d'accélérer sans y parvenir, je ris un peu du positionnement des marqueurs et je pousse. Je vois enfin l'arrivée et du même coup je m'aperçois que mon arrivée va être totalement gâchée et aucunement glorieuse puisque je tombe pile pendant l'arrivée de la finale des sprintmans. Je ralentis un peu, j'en laisse passer deux, je me faufille avant le troisième, me colle à droite pour les laisser sprinter et je passe la ligne d'arrivée à moitié incognito à moitié imposteur. Pfoufff!! Je peux maintenant dire que je suis triathlète!
Somme toute, j'ai adoré ma première expérience, les disciplines, leur enchainement, l'atmosphère, la compétition. TOUT. Ça m'a énormément motivé pour l'entraînement.
Acheter un vélo usagé en septembre
Quel drôle d'idée, vouloir s'acheter un vélo usagé quand l'été se termine. C'était quand même l'idée, l'obsession de ma blonde au début du mois de septembre. Elle voulait un vélo usagé. Un vélo avec lequel elle pourrait aller à la pharmacie, à l'épicerie ou au café du coin. Sa quête pour son nouveau vélo usagé a commencé sur Internet, kijiji, craigslist et les autres sites de petites annonces se sont alors fait violé par les nombreuses requêtes de ma bien aimée pour un vélo usagé. Son budget pour le dit vélo usagé en question est très bas, la recherche en est donc plus compliquée.
Mon rôle dans cette recherche intensive du vélo usagé a débuté lorsque mon amoureuse pensait avoir trouvé la perle rare : une vielle bécane à 40 $. Le problème c'est que ma blonde ne connait rien au vélo, elle manque de confiance dans ce domaine et elle n'a pas le goût de se faire attaquer par un vendeur malhonnête habitant la rive sud de Montréal. Je me dois donc de l'accompagne pour la protéger et la conseiller dans l'achat de ce vélo usagé. Une fois rendue là-bas, loin, loin sur la rive sud (St-Lambert), le vélo s'avère être un vieux vélo de montagne, dont le changement de vitesse se fait mal et dont les freins ont fait leurs temps. Je conseille à ma douce de ne pas acheter le vélo. Elle est un peu frustrée, frustrée de ne pas avoir son vélo, de sa recherche infructueuse, du voyage "en région" sans résultat et un peu frustré contre moi puisque ce vélo usagé elle ne le trouvait pas si mal. Je lui promets à ce moment de magasiner et de lui trouver un bon vélo usagé.
Quelques jours plus tard, je me mets dans la tête de trouver LE vélo usagé qui sera comblé les besoins de ma tendre moitié. C'était samedi matin, je pars en quête du vélo usagé. Je crois bien que vélo Makak sera la place parfaite, mais malheureusement leur inventaire est limité en cette fin de saison et je dois repartir les mains vides. Ne voulant pas retourner chez nous bredouille je décide de faire un croche par le petit magasin de vélo dans Hochelaga que j'avais croisé quelques jours auparavant. Je rentre chez Vélomane sans trop d'attentes. Les trois employés sont tous occupés, je commence à faire le tour de la boutique (je tourne sur moi-même) à la recherche d'un vélo usagé pas trop dispendieux. Mes yeux aperçoive alors ce vieux vélo de route à la monture jaune et noire. Vieux, mais en très bon état je doute que le vélo sera assez peu dispendieux pour être l'élu. J'attends qu'un des employés se libère et je lui demande le prix. 40 $. Eeeee, quoi! Pardon? 40 $. Je doute. Est-ce qu'il va bien, je demande. - Oui - Je dois l'essayer. Je sors le vélo, l'enfourche et m'élance. Je le veux. Ce vélo de route n'a rien à voir avec tous les vélos que j'ai pu utiliser dans ma vie, je rends compte que c'est le jour et la nuit entre vélo de route et un vélo de montagne. Je le veux, mais je ne peux pas l'avoir. J'étais parti achetée un vélo usagé à ma blonde, pas question que je revienne avec vélo pour moi et aucun vélo pour elle. Ce vélo usagé sera don le sien et je me dois d'en trouver un pour moi. Un autre vélo de route pour que je puisse l'accompagner, m'entraîner et me promener.


