Un capitaine, un leader, agit.

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J’ai longtemps joué au hockey compétition dans de grandes ligues mineures (rien de professionnelle) bien organisées où les jeunes, pour la plupart, croient et se donnent corps et âme à leur sport et au succès de l’équipe. Maintenant je joue au hockey récréation, une fois par semaine le dimanche soir. Entretemps, j’ai eu la chance de vivre quelques expériences professionnelles de travail en équipe. Dans toutes les équipes, quelles soient sportives ou professionnelles, il y avait un capitaine, un boss, une ou des personnes en place pour mener le groupe et qui étaient en position de motiver l’équipe. Certaines de ces personnes étaient des leaders, d’autres non.

Hier soir, je courais au gym, sur le tapis roulant, tout en regardant le hockey. Une partie Canucks vs Rangers jouait à la télévision. Lorsque j’ai commencé à courir c’était l’entracte pas vraiment grand-chose à regarder puisque sans son, on comprend mal ce que disent les commentateurs. J’ai quand même pu comprendre que la partie était 2-0 pour Vancouver après une période. Lorsque la partie a reprise, en deuxième période, je me suis mis à être un peu plus attentif, tout en me concentrant sur ma respiration et le tapis. Vancouver a compté deux buts rapides pour mettre le pointage à 4-0. À ce moment-là, une équipe dans la situation des Rangers ne ce sent pas très bien. Souvent la panique s’installe, on met en doute le plan de match. Le capitaine, les assistants capitaines ou d’autres joueurs, se mettent à encourager, critiquer, donner des conseils et essaie de motiver l’équipe à retrouver ses ardeurs pour revenir dans la partie. Bien que les encouragements et les conseils soient bons et de bonnes intentions, ils peuvent ne pas avoir la puissance nécessaire à motiver l’équipe.

On ne trouve pas les leaders, les meneurs et les bons patrons dans les situations où tout va bien, mais plutôt dans les situations, comme celle des Rangers en ce début de deuxième, où ça va mal et que l’équipe doit accomplir de grandes choses. Les leaders dans ces situations se lèvent et agissent. Ils peuvent encourager, donner des conseils, mais c’est leurs gestes qui feront la différence et qui motiveront l’équipe.

J’étais donc sur le tapis roulant, à 4-0 pour Vancouver, quand peu de temps après le quatrième but de Canucks je vois Chris Drury, capitaine des Rangers, se faufiller entre les défenseurs de l’équipe adverse et dans un deuxième effort déjouer le gardien. Je n’ai pas vu jouer souvent Drury, je n’ai pas suivi sa carrière, je regarde très peu les statistiques, les faits saillants ou les parties de la LNH. Je ne sais pas comment la partie c’est terminé, mais je suis convaincu que Chris Drury est un bon leader. Dans la même lignée, un autre capitaine des Rangers, Mark Messier, avait garanti une victoire de son équipe dans la sixième partie de la finale de la coupe Stanley 1994, alors que son équipe tirait de l’arrière 3-2 dans la série. Messier avait compté trois buts dans cette sixième partie et avait mené son équipe à la victoire de la coupe Stanley lors de la septième partie.

Un leader peut encourager, donner des conseils et même critiquer, en étant constructif, lorsqu’il le faut, mais un vrai bon leader va motiver son équipe par ses gestes, ses actions et son comportement.

Alors, vous en pensez quoi?